vendredi 24 juillet 2009

Welcome home!

Lorsque l'on rentre en France pour les vacances après une première année passée à l'étranger, on se rend compte qu'on a oublié un tas de choses, quotidiennes ; on se rend compte qu'on a oublié cette atmosphère particulière à chaque pays, les odeurs de la pluie, l'ambiance des rues, les bruits.

- On oublie par exemple, le code de sa carte bleue française et après avoir fait deux tentatives ratées, on finit par payer par chèque.
- On oublie que l'on peut répondre en français aux gens qui vous demandent l'heure dans la rue ; on passe donc pour une horrible crâneuse qui show off. Comme disent les Américains.
- On oublie qu'on peut trouver du fromage pour moins de 10 dollars le misérable petit morceau et on tombe en inertie béate devant le rayon fromager de Leclerc, de Carrefour et de toute autre grande surface capitalisante au logo bleu et rouge.
- On oublie que les gens ne sont pas aimables ; triste constatation s'il en est, les passants, les serveuses, sont plus renfrognés, plus revêches, moins funky.
- On oublie le goût du Nutella... Produit d'importation extrêmement couteux aux Etats-Unis, cela faisait un an que nous survivions sans en lui substituant diverses denrées aussi sucrées qu'indigestes.
- On oublie que les voitures sont si petites.
- On oublie que les autoroutes sont payantes et qu'un Paris-Bordeaux vous extorque 50 euros!
- On oublie les doublages français sur les films étrangers ; il est difficile de revenir au doublage sonore après s'être habitué à la VO et les films en anglais sont en général cent fois plus drôles et/ou plus poignants dans leur langue originale.

Mais finalement, on est content de rentrer quand même...

mercredi 22 juillet 2009

June Road Trip

Les grandes vacances scolaires en Louisiane sont décalées ; ayant terminé le 22 mai (pour une rentrée le 3 aout dernier), nous avions tout le mois de juin pour parcourir le grand sud des Etats-Unis.

Destinations :
Austin (Capitale du Texas), Fredericksburg (Texas encore), Big Bend National Park (sud-ouest du Texas à la frontière du Mexique), Carlsbald Caverns (Nouveau Mexique), Roswell (Nouveau Mexique), Albuquerque (Nouveau Mexique), Navajo National Reserv (Nouveau Mexique), Mesa Verde National Park (Colorado), Monument Valley National Park (à la frontère de l'Utah), Grand Canyon National Park North Rim (Arizona), Grand Canyon National Park South Rim (Arizona), Phoenix (Arizona), El Paso (Nouveau Mexique), Austin (une dernière fois!) et la Nouvelle-Orléans.

Voilà.

Et après avoir roulé, beaucoup roulé ; après avoir dormi partout où il était possible de dormir ; après avoir mangé tout ce qu'il est possible de trouver à manger sur le parcours, je me disais qu'un petit éventail de conseils, ou même pas, de remarques, pourrait éventuellement être utile à ceux qui veulent tenter un road trip comme celui-ci.

1. Sachez d'abord que les National Parks et les States Parks des Etats-Unis sont magnifiques, peu chers et ont tous des campings et/ou des cabines qui vous permettent de vous y poser plusieurs jours. Ils disposent en général de tout le confort dont vous auriez besoin (douche chaude, laverie et parfois même restos et supermarchés), tout en respectant cette nature qui a fait leur statut. L'intêrét réside essentiellement dans ces paysages splendides qu'ils entretiennent avec bienveillance et la rando est donc à pratiquer ab-so-lu-ment.
Comptez entre 15 et 25 dollars le prix d'entrée dans un National Park pour une durée de 7 jours. La nuit au camping y coute entre 12 et 18 dollars ; c'est peu cher donc mais les douches sont parfois payantes (de 1,50 $ à 2,00 $ les 6 à 8 mn). Prévoyez des quarters de dollars!
En ce qui nous concerne, mention spéciale à Mesa Verde National Park, un de nos préférés : les emplacements de camping y sont intimes et protégés des autres par une végétation luxuriante, les daims y viennent vous voir au pied de la tente en toute indifférence, et les douches sont gratuites et illimitées. Vous avez aussi la possibilité d'y visiter des villages indiens creusés dans la roche et datant du XIII° siècle, avant la "Grande Marche", dont vous vous dites que vraiment, quelle civilisation grandiose...



2. N'oubliez jamais de faire de l'essence chaque fois que vous en avez la possibilité ; il peut arriver de rouler 6 à 7 heures dans le désert (notament dans les états cités ci-dessus) sans jamais croiser une voiture ou une station aussi n'attendez pas d'être sur la réserve pour gaver la voiture.

3. Renseignez-vous au préalable sur les évènements prévus dans les villes que vous avez l'intention de traverser : en ce qui nous concerne, on est tombé sur la semaine du ciel au Grand Canyon durant laquelle des dizaines de passionnés d'astronomie, amateurs mais aussi professionnels, s'installent chaque nuit avec leur matériel et vous montrent Saturne, Jupiter, la Lune, des galaxies, comme vous risquez de ne plus jamais les voir. De même à Roswell, ville célèbre pour ce que chacun sait, nous sommes arrivés le jour où une congrégation de fanatiques d'extra-terrestres venait fêter leurs idôles. Les rues étaient pleines de gentils illuminés ravis de se faire prendre en photo.


4. Faites attention aux température extrêmes ; ayez toujours plusieurs gallons d'eau dans la voiture, achetez ce très américain ventilo de poche qui pulvérise de l'eau en même temps (un bonheur), équipez-vous de la très américaine glacière géante bleu et blanche qui se remplit de glace hyper facilement puisque tous les magazins et toutes les stations en vendent en sachet de 8 kg, et n'oubliez ni vos lunettes de soleil (la luminosité est très mauvaise dans certains coins) ni une casquette. C'est môman qui vous le conseille!

5. Prenez garde aux bestioles ; n'en faites pas une obsession comme il m'arrive d'enfaire, mais soyez prudent et sachez que dans ces états, elles peuvent être dangereuses. A l'arrivée au Grand Canyon, un serpent à sonnette lové au pied du centre des visiteurs nous a souhaité la bienvenue, et dans les toilettes du camping, des veuves noires attendaient le campeur sous chacun des lavabos...


Pardon Stéph...

6. Profitez! Des paysages comme ceux qu'on a traversé méritent du temps, du silence et des efforts. Mais une fois là, pro-fi-tez.

jeudi 11 juin 2009

Southern Road Trip

Voilà une semaine que nous avons quitté la Nouvelle-Orléans, une semaine que nous avons pris la route pour profiter de nos vacances.

Et les vacances, c'est surtout, c'est parfois ... :

dimanche 7 juin 2009

Les bonnes adresses resto...Enfin...

Bon d'accord, mon "demain" d'il y a trois semaines s'est fait un peu attendre, mais les préparatifs de notre voyage nous ont pas mal occupé et entre-temps, MON ANNEE SCOLAIRE S'EST TERMINEE!!!!!!!! (Pour ceux qui ont suivi l'aventure d'un peu plus près, cette année a été particulièrement riche, dans tous les sens du terme, et dans un -très- prochain post, j'en ferai le bilan.)

Mais pour l'heure, j'avais promis de donner quelques tuyaux aux collègues franço-louisianais qui viennent visiter Big Easy de temps en temps ainsi qu'à vous autres, les touristes, qui me demandez souvent de bonnes adresses pour manger à la Nouvelle-Orléans. C'est simple : de bonnes adresses pour manger à la Nouvelle-Orléans, il n'y a que ça. Je vais donc procéder de manière plus restrictive et quadriller les richesses alimentaires de mon quartier.

1. Et je commence par l'un de mes préférés : Le Bull-Dog sur Magazine Street. On sait tous, même sans avoir visiter les Etats-Unis, que les américains sont des Princes en matière de hamburger. Seulement là, on joue dans la cour des Grands : oubliez tout ce que vous savez du hamburger, oubliez McDo et Burger King (les 2 leaders ici), et commandez le Chimay Blue Cheeseburger avec supplément bacon et frites de patates douces au Bull-Dog. Juste un conseil : attendez d'avoir bien faim pour vous y rendre, les proportions étant Rabelaisiennes. Autre info, la cuisine est en fait un tout petit comptoir sur la droite en entrant dans le bar. Vous commandez, vous allez payer au bar et vous revenez vers le cuisto : quand il s'est assuré que vous avez bien payé, il vous remet une sorte de télécommande qui clignote rouge quand c'est prêt ; ne vous reste plus qu'à aller chercher ledit met et à vous empiffrer sur la grande terrasse attenante.

2. Mon autre préféré : Le Juan's Flying Burrito. Resto mexicain sur Magazine Street également. Commandez le Jerk Chicken Burrito ou le Flying Burrito (sans beef en ce qui me concerne) : c'est absolument délicieux, pas cher, copieux et l'ambiance du lieu est d'enfer. Et le mot est juste.


3. Le Sea Food Market : sur Magazine Street, en face du Breaux Mart. Comme son nom l'indique, ce n'est pas un resto mais un tout petit supermarché -trés typique- de fruits de mer : vous commandez, on vous emballe ça dans un sachet en carton et vous dégustez où vous voulez. Evidemment, il faut y aller pour les écrevisses lorsque c'est la saison. Elles sont marinées et cuites à la cajun, donc assez épicées, et il faut compter à peu près 3 à 4 pounds par personne. Un pur délice. Attention aux us et coutumes : à mettre dans un immense saladier au centre d'une table tapissée de papier journal. Pas d'assiette, pas de couvert : on mange avec les doigts et on suce la tête avant de s'attaquer au corps. Hein, Céline et Guillaume ?!

4. Le Baru, encore sur Magazine Street. Resto carribéen, un peu plus cher, mais dé-li-ci-eux (belle diérèse, hum?) Bref. Le Baru donc ; on y mange des tapas raffinés et des plats de gambas (celui que je recommande). Attention à la file d'attente jusque sur le trottoir les soirs de sortie en amoureux. Vendredi et samedi, quoi.

5. Le Café Rani, de nouveau sur Magazine. Trés joli cadre et superbe terrasse ; on y mange des salades dantesques et des sandwich maisons divins! Brunch sympa le dimanche également. A faire entre copines par exemple. Menu ici.

6. Le Slim Goodies : brunch mondialement connu où Obama est venu se rassasier il y a 2 ans (important l'anecdote pour le commerce, important!), on y va pour le brunch du dimanche matin et on y mange des waffles (les gauffres américaines), des fruits frais, des saucisses, des omelettes, etc. On y va surtout pour l'endroit, typique américano-filmesque. Il y a souvent du monde devant le resto qui attend, donc cherchez du regard la personne qui inscrit les prénoms sur une liste et donnez le votre ; on vous appelera quand c'est votre tour.

7. Le dernier pour cette fois-ci ; le Camellia Grill sur Carrolton avenue. LE spécialiste de l'omelette. Mais pas que ; l'intêrét ici est de dîner au coeur du dernier Tarentino. On mange au comptoir, on commande à un serveur gigantesque, coupe au carré lissé impeccable, et on déguste son omelette à côté d'un gangsta de 300 pounds dont les doigts plient sous le poids des bagouzes en faux diamants et qui semble visiblement occupé à passer le ketchup à une grand-mère qui arbore un tee-shirt "I'm a Christian mother"... A faire. Vraiment.

Voilà. Je viens de vous donner une semaine de resto, donnez moi votre semaine d'avis.

mardi 19 mai 2009

Manger aux Etats-Unis

Beaucoup de personnes me demandent s'il est facile de bien se nourrir aux Etats-Unis, et par "bien se nourrir", j'entends "sainement". Moi qui pensais qu'il serait rude de trouver des légumes frais et des fruits de saison, j'ai été très surprise.
Italique
A la Nouvelle-Orléans, vous avez trois types de supermarchés : Walmart, Winndixie et WholeFood.

- Walmart est le mamouth américain : conçu pour les populations les moins riches, c'est un énorme supermarché où les produits sont peu chers mais peu sains. Des gâteaux aux boissons, tout est bourré de colorants fluos, tout est "fat free" (autrement dit, saturé d'aspartame) et tous les produits regorgent de conservateurs en tout genre. Les oeufs, la viande et le lait sont les principaux produits à éviter (et seraient une des nombreuses causes, paraît-il, de l'obésité infantile). De la même façon, il vaut mieux éviter de se rendre seulE au Wallmart quand la nuit tombe. Pour info, celui qui se trouve sur Tchoupitoulas Avenue est le Walmart qui a été mis à sac pendant Katrina par les survivants laissés pour compte au milieu des eaux et qui venaient chercher de quoi manger.


- Winndixie (comme Rouses) est un supermarché intermédiaire ; moins grand et plus sain, il est destiné un peu à tout le monde, pratique et financièrement équilibré.


- Whole Food enfin, est le magazin dans lequel tout le monde rêverait de faire ses courses : il s'agit d'un supermarché entièrement bio, magnifique, très cher, débordant de fleurs fraîches et de sourires accueillants. C'est pour ma part ici que j'achète la viande, le poisson et les fruits et légumes. En plus de ça, c'est le seul supermarché qui vend du fromage français! Cher, mais quand même, l'effort est louable : à titre indicatif, le boursin échalotte-ciboulette ( je n'en revenais pas moi-même quand je suis tombée dessus) est à 9,90$ et un morceau de Délice de Bourgogne (les amateurs comprendront), 10,50$. Du bar à salade composée aux boîtes de fruits frais exotiques, tout est pensé pour la santé des riches clients et autres customers attentifs à leurs assiettes qui s'y rendent.












Bref, tout est sensiblement similaire à la France. La vraie différence se situe ailleurs : les restaurants. Mais c'est j'empiète là sur l'objet de mon prochain post, aussi je vous souhaite la bonne nuit et vous dis à demain.

mercredi 13 mai 2009

I'm back!

Avant de me répandre en lamentables excuses relatives à la non-tenue de ce blog ces dernières semaines, je tiens à en notifier à tout le monde la raison : Guillaume et Céline. Arrivés il y a trois semaines, mon double et ma cousine ont découvert la Louisiane et les Etats-Unis de manière...intensive...et ne m'ont laissé -à mon plus grand bonheur évidemment- que peu de temps pour écrire quoi que ce soit.

Mais voilà, ils sont partis lundi et la maison -enfin rangée, retrouve son silence.

Juste un petit post pour eux, leur dire que pour moi aussi, les aux revoirs ont été difficiles et que les quelques 1000 photos que Céline a prises, défilent, et sur mon ordi et dans ma tête.

Alors après le High-Speed boat, le tromboniste de Bourbon Street, la séance de tatouage, le Jazz Fest, Ben Harper, Bon Jovi, les boîtes du French Quarter, Big Al, la Floride, les plantations, les hamburgers du Bull-dog, les coquillages de Pensacola, le Balcony Bar, les écureuils du Parc Audubon, le match des play-off, le Bikram Yoga, notre premier bal de promo, les écrevisses achetées au seafood store du coin de la rue, le concert Gospel du dernier jour, et tout le reste, je vous embrasse fort comme CA.




Céline, le trombone, il est pour toi.

dimanche 19 avril 2009

Mustang Island

Ahhh... Mustang Island...

Nous avons passé à Mustang Island deux jours et une nuit, magiques.

Au large de Corpus Christi, sur une île appelé Padre Island, nous avions repéré avant de partir un Natural State Park : ce sont des territoires protégés par l'état, des environnements naturels, qui présentent des attraits particuliers (espèces en voie de disparition, nature rare, paysages sublimes...) et sur lesquels vous êtes parfois autorisé à camper. Ce qui était le cas pour Mustang Island State Park.

Nous avions une tente, deux chaises pliantes, de celles que possèdent tous les dignes américains ou assimilés, une glacière débordante de glace, deux livres, deux ipod, et surtout, surtout ; nous étions en tout et pour tout, 4 tentes à vouloir nous installer sur cette plage du bout du monde.


Parce qu'à Mustang Island, c'est sur la plage que vous campez, face au Golfe du Mexique.

Et je peux vous dire que lire La Faute de l'Abbé Mouret - le seul Zola que je n'avais pas lu et que Belle-maman m'avait envoyé avant de partir - en regardant le soleil disparaître à l'horizon, en profitant enfin d'une brise sifflante après les 35° de la journée, puis plus tard, en écoutant "Fire of Babylone" (pour les quelques uns, rares je le sais, qui écoutent encore Sinnead O' Connor), ça relève du mystique...


Pour 16 dollars la nuit, avec accès aux douches chaudes et aux
toilettes, n'ayez aucune hésitation. Vérifiez seulement l'heure des marées et ne plantez pas votre tente trop près de la mer...!