dimanche 18 janvier 2009

Monte Alban



Monte Alban est une site aztèque à une heure de route d'Oaxaca, où l'on se rend en petit bus au départ de la ville. Il est situé à la rencontre de trois vallées, sur les hauteurs.
Le site est hallucinant : peu voire pas de touriste, un soleil de feu, une nature à perte de vue, des ruines magnifiquement conservées.



Les photos parleront mieux que moi.











A perte de vue les montagnes,
à perte de vue.





Par-delà l'aspect culturel, historique, par-delà la beauté des lieux, la solennité d'une mémoire inscrite dans la pierre, par-delà cette vénération du soleil dont la chaleur s'infiltre en vous dès que vous descendez du bus ; Monte Alban a aussi retenu l'attention d'Arnaud par le biais de cet astucieux jeu de mots qui n'a pourtant pas fait l'unanimité au sein du groupe :

-Hé, t'as vu Monte Alban ?
- Non, j'ai vu monter personne...

samedi 17 janvier 2009

4. Oaxaca



Splendide. Tout y était : rues larges et basses, typiques des villes du Mexique, montagne, chaleur, auberge de jeunesse en plein centre. Oaxaca est une des villes dans lesquelles nous avons préféré séjourner. Le Zocalo y est magnifique, le marché surprenant (pensez notamment à goûter les grillons au piment), la vie douce.



La nuit tombée, les familles sortent pour profiter du Zocalo, la place centrale, au pied de la cathédrale, entourée de restos et de bars, et les gamins jouent avec ces ballons gonflables allongés qui s'envolent à des dizaines de mètres de hauteur.





Les rues de la ville au petit matin, décorées des drapeaux multicolores du "Dia de la muerta".







L'entrée de notre auberge de jeunesse. Une galerie d'artiste et un resto végétarien.
Arnaud et Loetitia, de dos.






Allez, pour le plaisir,
parce que les Etats-Unis ne sont
quand même pas loins.

Séjour prolongé à Taxco...

Ceci est le dernier repas - délicieux, "Chez Sacha", à essayer- que j'ai pris à Taxco. Le premier jour.

Allez savoir pourquoi et comment, alors que nous nous lavions les dents à l'eau minérale, que nous ne prenions pas de glaçons dans nos boissons, que nous faisions hyper gaffe à ne pas manger de crudités, j'ai contracté ce que l'on appelle communément, la Turista du siècle.

Laissez-moi vous expliquer en quelques mots simples : je n'ai jamais été aussi malade de toute ma vie. Sachez également qu'il y a deux formes de turista. Celles qui s'évacuent par le bas (sic) et celles qui s'évacuent par le haut. En ce qui me concerne, c'était par le haut. J'ai perdu à peu près 3 kilogs en 3 jours et j'étais si faible que je ne tenais pas debout.

Mais chaque chose ayant son utilité, nous avons découvert que Taxco regorgeait de boulangeries proposant des patisseries délicieuses et surtout pour moi, du pain blanc frais, parfait pour ce que j'avais. Nous sommes donc restés deux jours de plus à Taxco le temps que je récupère un minimum et je n'y ai mangé que du pain et bu que du "Suero", boisson conseillée par la directrice de l'hotel, fortifiant recommandé dans ces cas-là, prescrit normalement en perfusions à l'hopital pour les déshydratations sévères et que vous achetez en pharmacie.


Après trois jours de pain blanc et de Suero.
Pas brillant, brillant, hein.




3. Taxco

Taxco est surement l'une des plus jolies villes du Mexique. Lovée au coeur de la basse-montagne, elle est édifiée sur un flanc qui vous demande du souffle et de bonnes jambes lorsque vous parcourez ses ruelles. Pas typiques des villes du Mexique dit-on, mais quand même, elle abrite une gigantaesque marché mi-souterrain mi-caché, dont les allées se transforment en labyrhinte inouï si vous ne prenez pas garde de repérer votre chemin. A voir absolument.

L'hotel réservé par les filles était splendide et pour 500 dollars méxicains (environ 43 dollars US et 39 euros), on a pu profiter d'un lieu idyllique qui donnait sur toute la ville, au centre de tout, et dont l'immense terrasse sur les toits agrémentée de hamacs disposés à bon escient, permettait de profiter du soleil en permanence. Gé-nial.













La cour intérieure de l'hotel.








Dans le marché, au détour d'une allée, un gars vous propose des jus de fruits pressés, sur place, au choix. Vous composez. Ici, oranges-bananes-ananas. Un dé-lice. N'hésitez pas à faire la cure, les fruits sont délicieux, mûrs et le jus de fruit dantesque coûte environ 10 pesos (moins d'un dollar)

Taxco est aussi la ville de l'argent. Les anciennes mines en ont fait la première ville mondiale importatrice d'argent et du coup, la moins chère si vous voulez acheter des bijoux... Ce que nous avons fait. La ville regorge de boutiques, de toutes sortes, pour tous les prix. Un coup d'oeil suffira pour savoir si la boutique vaut le coup ou pas. Seule consigne ; les bijoux doivent être estampillés du tampon 925 qui atteste de la qualité du matériau. Baladez-vous, il y a quelques boutiques, faciles à repérer, qui proposent des bijoux uniques, des designs uniques, simples, baroques, mais uniques.

Dernier détail unique : la ville vit au gré du bruit tonitruant des taxis, des centaines de taxis, des coccinelles uniquement, qui sillonnent la ville en permanence pour les locaux principalement qui ne veulent pas escalader les rues.

dimanche 11 janvier 2009

2. Malinalco

Malinalco est une toute petite ville à laquelle nous nous sommes rendus parce qu'elle abrite un site aztèque extrêmement bien conservé et qui appartient encore -Ô miracle- à la famille indienne qui le possédait il y a des centaines d'années.
De Toluca, nous avons emprunté un bus local qui nous a déposés aux portes de la ville en deux heures. A l'aller, le bus était vide. Au retour, il était plein d'ouvriers qui rentraient visiblement chez eux et qui ont profité du trajet pour étudier les différences morphologiques des femmes européennes restées debout dans l'allée centrale du bus...

On accède au site par une ascension de quelques centaines de marches qui surplombent les montagnes et qui - sous un zénith à 28°C - est à envisager avec toute la prudence nécessaire concernant les coups de chaud. Sur le chemin, outre le paysage splendide, les tablettes de pierre vous racontant l'histoire du site et de la famille qui en est propriétaire (le tout en trois langues : anglais, espagnol et le dialecte de la région), vous aurez l'occasion à maintes reprises d'apprécier la flore du sentier et notamment une espèce fort prisée qui pousse ici entre les pierres : le Cannabis Sativa.

Enfin, alors qu'arrivés là-haut nous tentions de nous imprégner d'une ambiance très particulière dont le peu de touristes présents permettait la pleine jouissance, un indien aux cheveux longs avec un aigle sur l'épaule et une conque à la main, fit son entrée, indifférent aux gens, monta les marches du temple et en plein soleil, souffla dans le coquillage pour émettre un son puissant qui dut s'entendre à des kilomètres : c'était Martin. Martin l'indien.

Martin est le descendant de la famille qui s'installa ici plusieurs siècles auparavant, et le propriétaire des lieux. Martin vit aujourd'hui de la même façon que ses ancêtres, respectant leurs coutumes et leurs codes, et habitant une faille de la montagne qui fait face au site.

Il venait accomplir là un rituel quotidien qui laissa l'assistance médusé. Arnaud, fasciné depuis toujours par cette civilisation, a pris son courage à deux mains et dans un espagnol frileux, est allé discuter avec lui, apprenant par là même tout ce que je viens de vous dire. L'échange dura quelques dizaines de minutes seulement, mais ce qu'ils se sont dits l'a laissé perplexe et je ne l'ai pas beaucoup entendu durant la descente.

En-dehors de cette rencontre, Malinalco est une petite ville magnifique dont les rues, la place centrale et le couvent doivent être vus.

mercredi 7 janvier 2009

1. TOLUCA

Ville sans touriste, nous étions observés comme des bêtes curieuses : vêtements, silhouette, visage, cheveux. Mais le regard était bienveillant. C'est là que nous avons mangé, le soir même de l'atterrissage, notre premier mole - bien que, quelqu'un nous l'ait dit par la suite, ce n'était pas la saison. Le mole étant une sauce pimentée au cacao qui accompagne le poulet. Pour les courageuses, une bonne recette ici.

Super petit hôtel colonial au cœur de la ville, dégoté dans le Lonely, qui proposait des chambres à 550 pesos. Soit environ 50 dollars (règle de calcul du dollar mexicain au dollar américain : divisez par 11). Il y avait moyen de faire moins cher, mais moins bien placé et pour une première approche, nous n'avons pas pris de risque.

Toluca est une petite ville qui n'est pas faite pour les touristes : c'est ce que nous y avons aimé. L'ambiance, festive de fin d'année, la luminosité incroyable, la population, curieuse, les rues surchargées, tout contribuait à une ingestion facile de ce nouvel univers.



Par contre, à ne pas manquer à Toluca, le jardin botanique. Au coeur de la ville, il est cerné par des vitraux gigantesques de toute beauté, qu'une orientation communiste sans appel (solidarité entre hommes, force du travail, respect de la Nature) rend symboliquement très parlant.



Allez voir le Zocalo (place centrale), l'église (baroque, évidemment) et prenez les bus qui s'arrêtent à la sortie du jardin botanique. Pour 2 pesos, ils vous emmènent partout, sous l'oeil attentif de Jésus auquel chaque chauffeur consacre un autel dans son bus, plus ou moins travaillé et plus ou moins grandiose, selon les moyens.






Un peu flou, mais
celui-là disposait même
d'un éclairage personnalisé.



De retour!

Honte à moi qui ne me suis pas occupée de ce blog ces dernières semaines ; la faute aux fêtes, à la paresse et à notre fantastique bus trip à travers le Mexique qui a monopolisé toute notre attention.
J'ai donc un monceau de choses à partager.

Donc, pour Noël, pas de retour en France, trop envie de voyager. Avons acheté des billets pour l'aéroport de Toluca, capitale de l'état de Mexico, à 100 kilomètres à peu près à l'est de Mexico City. Pourquoi Toluca dont personne à l'exception de quelques lonely planeteurs convaincus n'a jamais entendu parler ? Pour 2 raisons : vol moins cher et coin sans touriste.

Voici donc notre parcours :

1. TOLUCA : 2 jours sur place.
2. MALINALCO : une journée sur place pour visiter la zone aztèque.
3. TAXCO : 4 jours (forcés) sur place.
4. OAXACA : 3 jours sur place. Visite de Monte Alban.
5. PUEBLA : Une soirée sur place ...
6. ACAPULCO : 2 jours sur place. Sun, fun, ocean.

D'une ville à une autre et à l'intérieur des agglomérations, trajets en bus exclusivement ; souvent des bus locaux dans lesquels il aurait été dommage de ne pas monter et pour les grandes liaisons, des bus empruntés par des Mexicains la plupart du temps mais grand confort.
Oubliez la location de voiture au Mexique ; les règles de circulation y sont inexistantes, les feux rouges inutiles et peu respectés, et les conducteurs absolument indifférents à toute forme de danger, chauffeurs de taxi et de bus y compris.

Nous sommes donc partis à 4 (avec Marie-Hélène et Loetitia qui ont été les reines du guide) et voici, étape par étape, le récit de notre voyage en terre mexicaine.