dimanche 2 novembre 2008

Les plantations

Passage obligé lorsque l'on visite la Louisiane : les plantations. Personnellement, n'ayant jamais vu Autant en emporte le vent, je n'avais qu'une idée vague de ce à quoi je devais m'attendre. Implantés le long du Mississipi, les plantations sont les propriétés, riches et parfois moins riches, des cultivateurs de canne à sucre du début du XIX°. Les propriétés sont alors gérées par des Créoles blancs ( et par Créole, il faut comprendre la population installée là bien avant la colonisation anglophone et constituée d'indiens et d'africains), et exploitent un grand nombre d'esclaves, vivant sur les terres dans des cabanons en bois regroupant souvent plusieur familles.

Par manque de temps, nous n'en avons visité que 2 : Oak Alley et Laura Plantation. Tous deux sont parfaitement différentes et si vous en veniez à les visiter, commencez par Oak alley. Il s'agit d'une gigantesque propriété à laquelle on accède par cette fameuse allée bordée de chênes rendue célèbre par nombres de films, et qui, avouons-le, est d'une beauté magique. Sauf que voilà, hormis ce parc magnifique et ces arbres quadri-centenaires, la visite n'est pas intéressante. Il faut s'y rendre, mais pour l'environnement, les allées, la végétation.
Laura plantation, en revanche, est incontournable. La visite, menée par le propriétaire actuel des lieux, est éclairante, tant du point de vue de l'histoire américaine que de l'histoire française, puisque les deux y sont mêlées de façon constitutive. Le Code noir y est placardé à côté des cabanes d'esclaves, les sous-sol recellent des anecdotes dévoilées par le propriétaire et bien que l'endroit soit bien moins imposant que Oak alley, il n'en est pas moins splendide. Vraiment, à ne pas manquer.


Les cabanes d'esclaves, perdues au coeur de la plantation sont restées à l'identique et le paysage splendide qui les entourent jurent avec l'histoire qui les habite.





Le joli cliché.






Le code noir à destination des proriétaires d'esclaves.











Un petit clin d'oeil.






Oak Alley dans le post qui suit. Mes photos sont trop lourdes.

lundi 27 octobre 2008

Première récolte


Et on n'en est pas peu fiers.

Des bananes, oui.

jeudi 23 octobre 2008

Des marais à la campagne

Rite d'expatriée, chaque matin, j'épluche les actualités françaises sur internet pour tenter de me faire une idée précise des informations nationales, des aléas de la crise économique, de la dernière bévue UMP et autres évènement majeurs.
Or chez vous, on parle beaucoup de ce qui se passe ici : le duel McCain-Obama.

Si L'Humanité reste prudent et titre un petit "L'avance d'Obama sur McCain se creuse", Libé va plus loin et ose "l'échéance se rapproche, et l'hypothèse d'un président démocrate et métis à la maison blanche se précise" ; quant au Monde, il propose lui une carte intéractive des sondages concernant l'avancée des candidats état par état, grâce à laquelle on ne peut que constater qu'effectivement, l'avance d'Obama sur McCain se creuse :
http://www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0@2-829254,54-1100729,0.html

Or voilà ; d'ici, ce n'est pas tout à fait si transparent.

Obama, inutile de le nier est avant tout un symbole. Immergée dans la communauté noire-américaine comme je le suis, en contact permanent avec des professeurs noirs-américains, des élèves noirs-américains, des parents noirs-américains, j'engrange de précieux témoignages de citoyens engagés dans un soutien acharné à Obama, et les raisons pour lesquelles la campagne revêt cette fois-ci un aspect si crucial : Martin Luther King est dans tous les esprits ici, et les ados sont aussi en colère que leurs arrières-grands parents quand ils ne pouvaient pas s'asseoir à l'avant du bus avec les blancs. Pour mes élèves, tout ça est une histoire de famille dont on parle tous les jours ou presque. Et Obama est celui dont Martin Luther King - I have a dream- rêvait. On aimerait voir un président noir à la Maison Blanche. Les élèves les plus concernés, les plus âgés principalement, portent des badges de soutien au candidat démocrate et la plupart des professeurs fait de même. Des portraits titrant "Barack president" ou "Change we can believe in" s'alignent dans les couloirs, bien que certains de mes collègues ignorent tout ou presque du programme démocrate.
A ce stade, vous êtes en train de vous dire : "Ben oui, c'est donc bien ce que les journaux annoncent, Barack mène."

Et bien non. Si les sondages révèlement clairement un bel engouement pour le candidat démocrate, une large majorité de gens pense ici que Barack Obama ne pourra pas être élu.
Une expatriée française installée aux Etats-Unis depuis 20 ans me disait qu'elle ne voyait pas "comment les américains des états majoritairement ruraux, les pur-jus, pouvaient voter pour un président noir". C'est surement cette Amérique dont elle parlait, qui a dit à un de nos amis parti en vacances dans l'Alabama quelques semaines plus tard : "Nous les couples mixtes, on les pend"...
Un autre, résident américain cette fois-ci, natif de la Nouvelle-Orléans, noir-américain, ancien militaire reconverti dans l'enseignement, disait ne pas vraiment avoir confiance en Barack Obama depuis qu'il avait avoué ses penchants pour la cocaïne dans l'autobiographie qu'il a publiée cette année, révèlant ses années difficiles et ses combats personnels (dont celui contre sa dépendance à la drogue) afin surement de couper l'herbe sous les pieds aux détracteurs de tout poil et de tout bord. L'Amérique est une nation de croyants, ce qui peut-être la pousse à ne pas comprendre ce genre de faux-pas, sinon à ne pas le pardonner. Ce à quoi j'ai répondu, vous me connaissez, "Mais pour les alcooliques, c'est moins problèmatique, non ?"
Enfin, comme me l'a appris ce même collègue, en Louisiane, les citoyens ayant un casier judiciaire perdent leurs droits civiques et n'ont plus celui de voter. Or si je me fie au nombre incensé de parents, d'oncles ou de frères d'élèves en prison ou ayant des soucis avec la justice, il y en a beaucoup qui ont vu s'envoler ce droit. Et ils sont noirs. Autant qui ne pourront pas voter pour leur candidat. Et pour le rêve de Martin.

J'ignore si Barack Obama sera élu président et quoique beaucoup en doutent, j'avoue que j'aimerais voir ce qu'une telle élection pourrait modifier de la face du monde. En tout cas, l'effervescente dans les rues d'une ville comme la Nouvelle-Orléans serait, face à un tel évènement, historique.

samedi 18 octobre 2008

Chapeaux bas

Non vraiment, ça valait le coup que tout le monde les voit...

La plus belle


La plus belle gueule de gator. A vos claviers, votez.


1.






2.







3.










4.







5.






Parc Jean Lafitte, 2° session.

Pour cause de parents en visite (magnifique cadeau d'anniversaire que cette arrivée à l'aéroport de la Nouvelle-Orléans, merci maman, merci papa), nous sommes retournés au parc Jean Lafitte. Avides d'y voir des alligators sommeiller sur les bords du trail en bois de mer, nous avions affuté les objectifs. Et ben cette fois-ci, la faune y était très différente. Beaucoup je le sais ne vont pas aimer les photos qui suivent, mais il est de mon petit devoir de touriste-résident, de tenir à jour mes découvertes relatives à la saisissante mixité de l'environnement louisianais.

Cette fois-ci, on a vu un serpent et des lapins! Et quelques gators, c'est vrai.


Après recherches, il semblerait que ce magnifique serpent d'un bon mètre cinquante soit un Eastern Yellow Bellied Racer. Non venimeux, il était là comme on cherche son chemin, impatient de nous filer entre les pieds. Bon, 1m50, ça fait long quand même.










Ne me demandez pas ce qu'un lapin de garenne faisait dans un marais saturé d'alligators, je ne le sais pas. Et visiblement, lui non plus.

lundi 13 octobre 2008

Erratum


Alors voilà, on me dit "Ouais, tes photos elles s'ouvrent pas quand on clique dessus, on voit rien, on voit pas l'araignée!" Bon pas de problème, il suffit de demander les gars, hein!
Juste pour info, il s'agit d'une banana spider ou Golden Silk Spider. Elle pique mais on s'en remet au bout de 24 heures. Et elle atteint ici à peu près 15 cm. Et oui.



"Et puis pour l'alligator, c'est pareil, on voit pas comme t'es tendue quand tu passes à côté"... Ok, aucun souci, je vous la remets!