lundi 7 juillet 2008

Souvenirs d'élèves.

Vous en avez assez de cette ingratitude qui peuple les fins d'année scolaire? Vous vous sentez coupables d'espérer un malheureux remerciement, voire (Orgueil quand tu nous tiens!) un petit cadeau à l'issue d'une année particulièrement houleuse avec vos 4° ? Vous pensez que, mince, vous avez tellement fait pour eux entre les problèmes d'orientation, les mises au point avec les parents, les discussions morale-sanction-confidence que vous pensez mériter un petit quelque chose ? Ne cherchez plus ! Le remède miracle pour avoir enfin un retour sur investissement de la part des fauves -pourtant- chéris : partez à l'autre bout du monde. Vous n'en finirez plus de recevoir durant les deux dernières semaines de classes, collier, boucles d'oreilles, lettres en tout genre (de remerciement, de confession, d'amour) et ... dessins.

Un petit aperçu avec ce canson offert par une future écrivaine proustienne ou journaliste littéraire éclairée.

Elle se reconnaîtra et je lui souhaite bonne route.

vendredi 4 juillet 2008

Déménagement (suite 2) : le jeu des sept erreurs.

Il y a quelques posts, j'étais fière de la première pièce que nous avions réussi à vider de tout meuble : le bureau... Les futurs locataires ne nous en ont pas laissé profiter très longtemps et sont venus y entasser la quasi totalité d'un appartement de 125 mètres carrés. Cherchez les 7 différences...

lundi 30 juin 2008

Hommage au voyage.

Les mots de Barbara.

Ah ! Les voyages
Aux rivages lointains,
Aux rêves incertains,
Que c'est beau, les voyages
Qui effacent au loin
Nos larmes et nos chagrins,
Mon dieu !
Ah ! Les voyages.
Comme vous fûtes sages
De nous donner ces images
Car les voyages,
C'est la vie que l'on fait,
Le destin qu'on refait.
Que c'est beau, les voyages
Et le monde nouveau
Qui s'ouvre à nos cerveaux,
Nous fait voir autrement
Et nous chante comment
La vie vaut bien le coup
Malgré tout !
Ah ! Jeunes gens,
Sachez profiter de vos vingt ans.
Le monde est là.
Ne craignez rien.
Il n'est pas méchant.
Il vous guidera.
Ah ! Les voyages
Qui murissent nos cœurs,
Qui nous ouvrent au bonheur,
Mais que c'est beau, les voyages !
Et lorsque l'on retourne chez soi,
Rien n'est comme autrefois
Car nos yeux ont changé
Et nous sommes étonnés
De voir comme nos soucis
Etaient simples et petits,
Car les voyages
Tournent une page.
Ah ! Les voyages...

samedi 28 juin 2008

Dernière via ferrata...



Partir implique de dire au revoir. A ceux qu'on apprécie, ceux qu'on côtoie, ceux qu'on aime. Il y a les au revoir cordiaux, les au revoir angoissés, les au revoir tristes et les au revoir déchirants. Aujourd'hui, c'étaient les au revoir sportifs...
Initiée à la via ferrata par un collègue et ami, nous avons voulu faire un dernier parcours avant mon départ. Il m'a donc emmenée en Suisse faire l'ascension du pilier est du Moleson. Kesako ? Une montagne de 2100 mètres d'altitude surplombant le lac de Lausanne.
Durée : 3 heures d'ascension, Température : 35 degrés et brise agréable, Sueur : 2, 5 litres.
C'était juste parfait, merci Bernard.

vendredi 27 juin 2008

Déménagement (suite)

Dernière ligne droite du déménagement. Nous avons évacué les derniers gros meubles chez notre chevelu de copain, Gilles, et dormons depuis deux jours sur un matelas posé à même le sol devant la télé. Le camping des derniers instants fait parti de l'aventure. On s'y sent comme en transit. Comme en préparation.
L'état des lieux du bureau a lui été fait aujourd'hui. Il est peu orthodoxe de faire l'état des lieux de sortie d'une seule pièce 15 jours avant le déménagement, mais les prochains locataires doivent déposer dans ledit bureau des meubles de grande valeur qu'ils ne veulent pas entreposer dans une cave sordide en attendant leur emménagement ; ils nous ont donc demandé s'il était possible que nous gardions leurs meubles, en échange de quoi, ils prenaient en charge le loyer du mois de juillet... Soit 820 euros... Quelqu'un parmi vous aurait refusé ?
Le bureau est à présent tout résonnant d'un vide nouveau.

Bref, il nous fallait dont faire l'état des lieux de cette pièce avant qu'ils y déposent le buffet de grand mamie et les tapis persans. Arnaud a ainsi passé l'après-midi à vider, nettoyer, faire illusion, pendant que je corrigeais les épreuves du brevet de français à Altkirch. Et nous devons avouer, honteux mais déterminés, que nous avons eu recours au vieux truc du dentifrice blanc. Des tableaux accrochés, des trous aux murs, un propriétaire tatillon ? Achetez du dentifrice blanc épais et bouchez les trous avec : en séchant, le dentifrice va durcir et vous obtiendrez un effet "caution assurée" des plus naturels et appréciables. L'inspecteur des travaux finis approuve et cherche les marques...

mardi 24 juin 2008

Nola : troisième ville la plus dangereuse des USA ?

Lorsque vous tapez "New Orleans" sur Google, quelques secondes suffisent pour que deux mots qui deviendront très vite récurrents, apparaissent : Katrina et Murder. Vous creusez, vous cherchez et vous découvrez que New Orleans est considérée comme la deuxième ville la plus dangereuse des Etats-Unis après Détroit. Vous apprenez également que l'ouragan Katrina a creusé l'abîme entre Noirs et Blancs et qu'il a contribué à la cristallisation d'un ghetto, le Ninth Ward (ghetto qui se trouve de l'autre côté de la rue délimitant le French quarter, quartier ultra touristique particulièrement soigné par les autorités louisianaises et seule zone épargnée par les inondations...). Vous lirez des dizaines de témoignages concernant des meurtres perpétrés dans les différents quartiers de la ville ; enfin en quelques mots, vous hallucinerez.
Alors au bout de quelques semaines ou mois de ce régime, vous décidez d'arrêter de tout gober et attendez d'arpenter vous-même Ursuline Avenue pour déterminer si oui ou non Nola mérite sa triste réputation. Et vous lirez avec délice ce site, blog à priori, qui recueille des pages et des pages de commentaires attestant de l'ambiance fantastique qui anime la ville, chaleureuse, vivante, unique et qui fait de Nola, pour tous ces gens, touristes et natifs, un number one.

http://www.eveandersson.com/usa/la/new-orleans

dimanche 22 juin 2008

Boeing 767 et peur panique de l'avion

Si la peur des araignées (surtout celles qui vous mangent les chairs, hein Brown recluse?) est accessible à l'entendement, celle des avions et des risques qu'un vol de quelques 12 heures comporte, l'est tout autant. Arnaud présente ainsi les symptômes de ce que l'on peut nommer une trouille de tous les diables. Après avoir pesé le pour et le contre quant à l'absorption d'un demi-litre de tord-boyau alsacien et de ce qu'il en résulterait concernant l'état d'Arnaud à l'aéroport d'arrivée et les réactions diverses des gentils douaniers américains, nous avons laissé tomber l'idée. Nous avons de même étudié la possiblité qu'il prenne quelques lexomils en suppo, mais il se montre absolument réfractaire à l'idée. Enfin, nous avons agi en adultes responsables et avons pris contact avec la source de tous ses maux : Monsieur Boeing 767. Car finalement, la peur résulte de l'inconnu ; qui connaît n'a plus peur. Nous savons donc TOUT!
Places à bord, capacité du réservoir, acuité visuelle du pilote, montant d'imposition de ses parents, bref ; le Boeing 767 est notre ami. A voir s'il le restera une fois que ses 54 mètres de long, ses 16 mètres de haut et ses 351 passagers, tasseront Arnaud au fond de son siège, blême et priant.